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16 juillet 2018

Vic James - "Les puissants, tome 2: Egaux".

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JAMES Vic - "Les puissants, tome 2"

484 pages.

Éditions Nathan (2018).

«Dans une société gouvernée par une caste aux pouvoirs surnaturels, les Égaux, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Mais la révolte gronde... Luke, condamné pour son rôle dans la rébellion, est exilé chez le terrible Lord Crovan. Personne n'est jamais ressorti vivant ou sain d'esprit des prisons de ce tortionnaire. Abi, quant à elle, est en cavale. Pour faire libérer son frère, elle entre en contact avec la rébellion. Mais est-elle prête à tout risquer, jusqu'à ses idéaux ? Alors que le régime se durcit et que le sang coule jusque dans les rues de Londres, l'amour et le courage peuvent-ils vaincre la tyrannie et la magie.»    
INCIPIT: "Jenner arrêta son étalon, qui trépigna et renâcla dans l'ombre longue et d'un noir bleuté des arbres." 

6 - Bon moment de lecture

Vic James propose une dystopie bien ficelée. Le premier tome avait été une agréable découverte, et une suite des plus prometteuses se profilait à l'horizon. Pour mémoire, lorsque "Esclaves" s'achève les personnages principaux sont tous dans des situations assez délicates, voire dangereuses, ce qui laisse présager beaucoup de tension pour la suite. Et effectivement, "Les égaux" fonctionne très bien, mais il aurait été judicieux de la part de l'auteure de faire une brève piqûre de rappel pour les principaux faits importants du précédent opus, car le lecteur met un certain temps à replonger dans cet univers, alors que l'action elle commence sur les chapeaux de roues. 

Suite à son acte de rébellion, Luke est tombé en disgrâce et envoyé sur l"île de Crovan, d'où personne ne revient jamais. Sa soeur Aby, s'est enfuie. Pour tenter de le libérer, elle  entre en contact avec la rébellion. Leurs parents ont été envoyé à Millmoor, seule leur jeune soeur est restée chez les Jardine, où elle s'occupe de la petite fille de Jenner. En parallèle la rébellion gronde dans les rues de Londres. 

Il est vrai que le récit de Vic James est dense. Des découvertes, des mystères, de l'action et des rebondissements attendent le lecteur à chaque page - ou presque - du roman. Des indices sont glissés ici et là, concernant le Don, à propos des agissements du terrible Lord Corvan,et j'en passe. C'est une lecture dense, et il faut être bien accrocher à ses chaussettes pour suivre tous les détails qui poussent le lecteur à se poser davantage de questions. Souvent il croit avoir déceler quelque chose, mais les révélations de l'auteure le surprendront à coup sûr.

Les personnages sont tous, nombreux et passionnants, tellement humains avec leurs bons et leurs mauvais côtés, guidés par leurs envies et leurs convictions, leur vision personnelle de la justice. Tous continuent d'évoluer, aucun ne reste figé dans son rôle, et de nouveaux personnages font leur entrée. C'est dense, c'est intense, mais c'est captivant. Mais il ne faut pas rester figé à vouloir comprendre chaque message subliminal de l'auteure, car le lecteur perd alors toute l'essence du récit dans sa globalité. C'est comme lorsque l'on commence à lire un livre en anglais, il ne faut pas s'attacher à vouloir comprendre chaque mot car on perd alors le sens général de l'histoire.

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Ce second tome est encore meilleur que le premier. L'action est à tous les coins de rue, et la tension se fait croissante sur tous les fronts.  L'injustice reste un grand combat, mené de tous temps par les hommes, et en plus d'être raconter avec justesse et mystère, tous les ingrédients sont là pour avoir envie de découvrir très très vite l'ultime tome de la trilogie.
Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance.

 

Nathan

 

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13 juillet 2018

Emiri Hayashi - "Regarde c'est maman!"

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HAYASHI Emiri - "Regarde c'est maman!"

12 pages.

1 an.

Éditions Nathan (2015).

« Un album tout en douceur autour de la complicité et de l'amour maternel. Aujourd’hui, petit panda part se promener avec sa maman... Explorer, manger, se câliner, expliquer : tous les moments de la journée sont l'occasion pour maman panda de s'occuper de son bébé et de lui montrer combien elle l'aime. Un texte conçu comme une comptine, avec un rythme récurrent, pour apaiser le bébé. Un sujet essentiel traité avec tendresse et humour. Présence de matières à caresser notamment le panda tout doux.»

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La collection "Regarde, c'est...!" est une série adorable et au graphisme délicat. L'auteure aborde des thèmes très variés qui touchent le quotidien des tout-petits. Cet album est le pendant de celui intitulé "Regarde, c'est Papa!" qui était vraiment très réussi. La série des "regarde..." compte déjà plusieurs titres comme "Regarde dans la nuit", "Regarde dans la mer", "Regarde dans la neige", "Regarde dans l'herbe", "Regarde comme je t'aime", "Regarde dans le ciel", etc. 

Cet album se lit un peu comme une comptine. En Chine, une maman panda et son petit partent se promener,  au cours de leur balade, ils s'arrêtent pour manger quelques bambous, ils jouent un peu ensemble et rigolent beaucoup. Puis comme petit panda est salle, sa maman le lave dans un étang. C'est un petit curieux qui grimpe partout, mais arrive un moment où il est agréable de faire une pause et par la même occasion un câlin à maman.

Le format de cet album est assez grand, avec les coins arrondis. Les pages sont épaisses et cartonnées et elles résisteront aisément aux petites mains et aux petites dents. Ainsi, la collection Petit Nathan est très bien conçue pour aider les parents dans le développement psychomoteur de leur tout-petit. Elle est réalisée en collaboration avec des spécialistes de la petite enfance comme des pédopyschologue, des psychomotriciennes, etc. 

Les illustrations d'Emiri Hayashi sont tendres et gaies. Les couleurs principales de cet album sont très printanières avec un beau vert qui domine tout au long des pages, il y a également quelques touches de blanc, de noir, et d'un rose lumineux. l'ensemble, très harmonieux, est rehaussé par les touches argentées qui se détachent des scènes rencontrées au cours de la promenade des deux pandas. Le noir du pelage des deux animaux est mis en valeur par le touché velouté que le petit lecteur ressentira sous ses doigts. 

Il y a de nombreux détails à observer pendant cette lecture, des petits insectes, de nombreux animaux, des personnages dans le lointain qui mettent en valeur la Chine millénaire pas leurs actes, ou des détails de leur tenue. Les montagnes argentées dans le fond de certaines scène donne un impression de neige éternelle ou de reflets du soleil. Tous les animaux sont très kawaï et souriant. C'est un album très agréable à regarder.

 

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Ce joli album à l'esprit nature et printanier vient rejoindre avec plaisir la collection des "regarde, c'est...!". Le contraste apporté par les couleurs est saisissant et plein de fraîcheur, qui attirera à coup sûr les petites mains et le regard du tout jeune lecteur. Une très belle découverte. 
Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance.

Nathan

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11 juillet 2018

Elizabeth Gilbert - "Mange, prie, aime".

Gilbert

GILBERT Elizabeth  - "Mange, prie, aime".

507 pages.

Éditions Le livre de poche (2009).

« A trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... S'ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu'elle s'est choisie ! En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les "douze kilos les plus heureux de sa vie", en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur... Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l'inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d'émotions et d'expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi...»

INCIPIT: "Lorsqu'on voyage en Inde - en particulier lorsqu'on visite les sites sacrés ou qu'on séjourne dans un ashram - on croise des tas de gens qui arborent un collier de perles." 

6 - Bon moment de lecture

Avec la place que commence à prendre le yoga dans ma vie, depuis plus de deux ans, lorsque mon regarde à croisé ce roman qui dormait dans ma PAL depuis quelques temps - oserai-je dire années? - le choix de le lire s'est imposé de lui-même. Il a attendu son moment. 

Elizabeth a une vie parfaite, un travail passionnant mais prenant, un homme qu'elle aime, une belle maison. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans cette vie effrénée qu'elle mène, pourtant doute et insatisfaction l'assaillent, et ses nuits deviennent de plus en plus sporadiques. Elle plonge doucement dans la dépression, puis le divorce, puis des liaisons douloureuses affectivement. Pour pallier à sa douleur et  commence à s'entretenir avec Dieu, mais c'est lorsque sa guru de Yoga évoque une retraite en Inde que le mécanisme se met en route. Elle décide alors de tout quitter. 

Petite précision. Je conseille en général de lire un roman avant d'en voir son adaptation au cinéma. Celui-ci pourrait peut-être faire exception, car le roman est autobiographique et relate la progression spirituelle de l'auteure, plus que cette vie bohème et excitante exposée dans le film. La dimension spirituelle est très présente, mais lorsque Elizabeth Gilbert fait référence à Dieu, elle ne l'associe à aucune religion en particulier. Ce mot englobe davantage une idée de destin, de choix de vie, cette dimension invisible qui guide nos pas.

Cela étant dit, ce voyage a l'air très tentant. L'auteure a ainsi déambulé à travers le monde, vers 3 pays commençant par I, afin de redonner un sens à sa vie, de retrouver un équilibre. Elle commence son expédition par 4 mois en Italie pour la bonne chair et l'apprentissage de cette langue si mélodieuse. Puis elle se dirige vers l'Inde pour la spiritualité, où elle mène une vie rigoureuse et ascétique dans un ashram. Enfin, elle se rend à Bali, en Indonésie, où elle espère retrouver l'harmonie entre l'âme et le corps. 

Ca a l'air tentant à première vue, mais cette expérience est une métamorphose. Exigeante, rigoureuse, douloureuse, où Elizabeth Gilbert est dans une quête spirituelle et une recherche de discipline assez intense. Les mois qu'elle passe dans l'ashram surtout sont particulièrement éprouvants, cela donne une vision extrêmement réaliste de cet univers si particulier. C'est quand même l'Italie qui semble la plus attirante. Ah! La pasta!

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"Mange, prie, aime" est un cheminement personnel vers une quête spirituelle et de lâcher prise que la vie des pays occidentaux ne permet plus. C'est un travail personnel de longue haleine qui permet de poser les pieds sur terre et d'apprécier le moment. Cette lecture peut paraître un peu longue pour certains passages, mais c'est une expérience de vie qui méritait d'être relatée. Cela peut donner des idées sans partir non plus au bout du monde, ce récit fait réfléchir et peut être le premier pas d'une démarche plus personnelle de reconnection à soi.

              

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09 juillet 2018

Christelle Dabos - "La passe-miroir, tome 1: les fiancés de l'hiver".

Dabos

DABOS Christelle  - "Les fiancés de l'hiver".

593 pages.

Éditions Albin Michel (2016).

« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.»

INCIPIT: "Au commencement, nous étions un." 

6 - Bon moment de lecture

Christelle Dabos est la première lauréat du concours du premier roman jeunesse pour lequel se sont associés les Éditions Gallimard, RTL et Télérama. L'auteure, admiratrice absolue d'Hayao Miyazaki et influencée par J. K. Rowling & Philip Pullman;  plonge le lecteur dans un univers fascinant et très travaillé. 

Ophélie vit sur Anima, une arche pour les habitants ont une influence sur les objets. Sous une allure totalement effacée et un brin renfermée, la jeune fille possède des pouvoirs plus que singuliers, comme traverser les miroirs ou lire l'histoire d'un objet en le touchant. Contente de sa situation, elle passe ses jours dans le musée où elle officie, jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'elle a été fiancée au puissant Thorn, du clan des Dragons, qui vit sur une arche du Pôle où l'illusion est à chaque coin de rues, dans la Citacielle. 

Le monde des arches que met en place l'auteure est captivant, même s'il aurait été intéressant de découvrir davantage Anima, que l'on quitte trop vite. Christelle Dabos entraîne le lecteur à la suite de la jeune et timide héroïne vers un lieu où tout n'est qu'apparence et faire valoir, afin d'obtenir les faveurs de l'Esprit de l'arche, Farouk. Par certains aspects, on a l'impression de se retrouver à Versailles dans la cour du roi Soleil, avec toutes ces intrigues et ses manigances, les favorites et les courtisans, qui tous se jalousent et tremblent de perdre leur aura. Ophélie, accompagnée de sa tante est bien loin de cet état d'esprit, mais en tant que future femme de Thorn, elle doit faire très attention à ses actes. 

En parlant de ce dernier, c'est un iceberg, un chasseur, un loup. D'une carrure impressionnante et d'une froideur tout aussi imposante, il semble diamétralement opposé à cette jeune fille frêle, timide et presque invisible.Ces deux personnages sont aux antipodes du stéréotype de héros, ni beau, ni musculeux, ni populaire, le lecteur se demande même comment en étant si normaux, l'auteure va pouvoir tisser un récit aussi conséquent et captivant, mais elle y parvient. Malgré quelques longueurs en cours de lecture  dans le Clairdelune, le domaine de l'ambassadeur - ce manque d'action et toutes ces intrigues et Ophélie cantonnée dans un rôle qui l'empèche d'agir - l'intérêt revient dans la dernière partie du roman que le lecteur ne va plus lâché. 

Les personnages du roman, même les secondaires disposent d'une personnalité complexe et travaillée qui donne une épaisseur supplémentaire à ce monde fragmenté. La plume de l'auteure est vraiment belle. Lors des descriptions de ces lieux oniriques, elle entraîne le lecteur dans sa vision. Le roman - et même la série devrais-je dire - étant classé jeunesse, des cartes ou même des illustrations dignes de celle de la couverture, auraient été les bienvenues. Mais la magie opère quand même sans difficulté aucune. 

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Cet univers  captivant entraîne le lecteur à la suite d'une jeune fille qui au premier abord à l'air plus qu'ordinaire et bien loin d'être à la hauteur des événements qui se profilent sur son horizon. On retrouve l'emprunte onirique d'Hayao Miyazaki, parsemé d'un soupçon de Lewis Carol. Dans ce récit original et complexe, c'est avec une grande curiosité que l'on souhaite découvrir la suite des aventures de la passe-miroir.

              

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08 juillet 2018

Vivianne Perret - Houdini, magicien & détective - tome 4: la maison mystère".

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PERRET Vivianne - "La maison mystère"

288 pages.

Éditions du Masque (2018).

«Mai 1904. Après quatre ans d'une tournée européenne couronnée de succès, le magicien Houdini rentre à New York, bien décidé à faire une surprise à sa femme. Il a acheté la demeure au 278 West 113e rue, celle dont rêvait Bess. Seulement, lorsqu'ils se retrouvent en tête-à-tête dans la grande maison, un événement étrange se produit. Bess affirme entendre un bébé pleurer alors que Houdini ne perçoit que le brouhaha de la rue. Agitée, elle traverse les différentes pièces vides et se dirige vers le fond de la cour extérieure, où elle découvre le cadavre d'un nouveau-né. Pour une surprise, elle est plutôt macabre. Mais le plus étrange est l'aspect du corps, sans trace de décomposition, comme momifié. Ce qui va intriguer l'inspecteur Petrusino, dépêché sur les lieux et chargé de l'affaire. Bess, qui souffre terrivblement de ne pas réussir à tomber enceinte, va harceler Houdini afin qu'il se mette dans les bonnes grâces de l'inspecteur et l'aide dans son enquête. Plusieurs pistes se dessinent, et le n°278 semble dissimuler bien des secrets...»
INCIPIT: "Le sang, par endroits, était presque noir."   

6 - Bon moment de lecture

Le quatrième opus des enquêtes de Houdini: magicien & détective, est le second roman lu dans le cadre des Explorateurs du polar pour Lecteurs.com. C'est un partenariat avec le festival "Quais du polar" qui a eu lieu en avril. Grâce à cet événement, j'ai l'occasion de découvrir une autre série, dont j'ai déjà entendu parlé à travers le premier tome des enquêtes du magicien détective: "Metamorphosis", dont je vais m'empresser de découvrir le récit. 

A l'occasion de son retour à New-York, Harry Houdini, dont la tournée a été triomphale, offre la maison de ses rêves à Bess, sa femme. Mais les choses ne se passent pas franchement comme escompter, lorsque la jeune femme découvre dans la cour extérieure, le corps momifié d'un bébé. Bess, en mal d'enfant, va tout faire pour que son mari participe à l'enquête et comprenne les circonstances de la mort de l'enfant. 

Même trois autres tomes précédemment celui-ci, et même si tout amateur de roman policier historique apprécie de commencer une série par son début, la compréhension des évènements et des relations entre les personnages n'est pas entaché par l'ignorance du lecteur, même si celui-ci n'hésitera pas à se procurer les romans précédents pour mieux saisir l'ensemble de la relation entre Bess et Harry Houdini. 

Le couple formé par Harry et sa femme Bess, est vraiment attendrissant et sympathique. Ils se lancent tout les deux dans cette enquêtes et font preuve d'une certaine énergie. Ils sont jeunes et plein d'espoir. Vivianne Perret mêle adroitement réalité et fiction concernant la vie de l'illusionniste. D'ailleurs la magie est plus que présente et c'est avec plaisir que le lecteur découvre des tours célèbres. C'est captivant. 

L'auteure, dans son récit, aborde l'aspect historique du New-York du début des années 1900. La société américaine est encore très jeune, mais le melting pot de l'immigration se densifie et se diversifie, les européens arrivent progressivement sur cette terre jeune, tels les italiens, les allemands, etc. Vivianne Perret développe une atmosphère particulière avec pour décor Harlem, la petite bourgeoisie et ses maisons alignées et proprettes... Mais la Mano Nera - future mafia composée d'imigrés italiens - commence à s'étendre sur la ville. Cette dernière occupe d'ailleurs partiellement la Police, ce qui fait qu'Harry Houdini est moins en butte avec les enquêteurs officiels. 

Le thème principal de ce roman est la maternité. L'aspect traité est quant à lui un peu rude, car la mort d'un nourrisson est toujours aussi révoltante, même si dans certaines contrées ou à certaines époques s'était admis. Bess semble être une jeune femme battante, mais sensible sur le sujet. Il est vrai que plusieurs années de mariage sans enfant font que la jeune femme se pose beaucoup de questions et s'en veut de l'absence d'un bébé dans leur foyer. Elle semble avoir fait sienne cette petite fille retrouvée au fond de la cour. Mais cela ne se limite pas à ça... L'enquête est bien ficelée, et le contexte est tellement captivant, mêlant immigration, mafia, infanticide, la vie New-Yorkaise palpitante, que le lecteur ne peut faire qu'une chose, tourner la page et continuer à lire. 

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Cette lecture est dense et captivante, avec un contexte historique riche et intéressant, un personnage principal mystérieux dont le lecteur est curieux d'en apprendre plus. D'ailleurs l'auteure livre des informations sur la famille Weisz (véritable nom de famille des Houdini) qui apporte une dimension supplémentaire au roman. Bref une série très addictive qui fait que je vais me jeter sur le premier tome dès que possible. Une belle découverte. ^^
Je remercie les Éditions du Masque et l'équipe de Lecteurs.com de leur confiance.

lecteurs       Editions du masque

 

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07 juillet 2018

Annalee Newitz - "Autonome".

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NEWITZ Annalee - "Autonome".

336 pages.

Editions Denoël (2018).

« 2144. Jack Chen, une ancienne scientifique et militante antibrevets, synthétise désormais des médicaments pirates. Robin des bois des temps modernes, elle sillonne les océans dans son sous-marin, vendant ses produits à bas prix aux populations incapables de s’offrir les molécules originales. Mais sa dernière «création», dérivée du Zacuity, une pilule qui augmente l’attrait pour son travail, semble provoquer une addiction très rapide, et les morts se multiplient. Toutes les victimes se sont, littéralement, tuées à la tâche. Persuadée que ce n’est pas elle qui est coupable, mais la molécule originale, Jack va tout mettre en œuvre pour le prouver et trouver un remède. Mais, afin de la faire taire définitivement, on a lancé à ses trousses un biobot militaire, Paladin, dont c’est la première mission sur le terrain.»
INCIPIT: "L'étudiante n'arretait pas de travailler sur son exercice et cela allait la tuer.."

     

6 - Bon moment de lecture

On entre, avec "Autonome" dans un univers littéraire que je fréquente très peu: le techno-thriller. Je lis à peu près tout les genres littéraires, sans vraiment approfondir. Bien-sûr, j'ai lu des romans de SF, mais je n'ai jamais vraiment poussé très loin le genre narratif où la technologie et les robots ont la part belle. Je n'ai pas été plus loin que Isaac Asimov. C'est en relisant la définition du techno-thriller que je me suis d'ailleurs rendue compte que je me trompais. Le fondateur du genre semble être Tom  Clancy, dont j'ai lu plusieurs romans, même si je trouve qu'il manque l'aspect robotisé. Mais ce n'est que mon humble opinion...

Notre monde est en plein déclin. Ce qui n'a rien de surprenant. La société telle qu'on la connaît n'existe plus. Les grosses multinationales - et à travers elles l'argent - ont pris le pouvoir. La plus importante d'entre elles est l'IPC qui détient le monopole des brevets et des droits. La société se divise en deux, les riches qui peuvent tout, et les autres qui luttent pour ne pas mourir. Jack Chen est une pirate, qui vend des bonnes copies de molécules de médicaments pour aider les nécessiteux. Hors elle se rend compte, mais trop tard, que la molécule Zacuity, a un effet mortel sur ses utilisateurs. La jeune femme va lors mener une double course contre la montre, d'une part pour trouver un remède, et d'autre part elle va devoir sauver sa vie des poursuivants qui veulent sa peau. 

En lisant la quatrième de couverture de ce roman, je n'ai pu m'empêcher de penser à "Matrix". L'univers proposé par Annalee Newitz est très intéressant, mais par moment ardu à comprendre, notamment les trafics d'influence.Il apparaît un peu technique par moment, mais c'est un peu un mal pour un bien, car une fois passer les explications, univers qui s'ouvre permet d'aborder des thématiques plus que captivantes  - qui est apparu le premier, l'oeuf ou la poule? - telles que la notion de liberté, d'intelligence artificielle et de libre arbitre.

En effet, et sans entrer dans les détails afin d'éviter tout spoiler, l'aspect qui captive totalement le lecteur est cette idée que le robot, une fois qu'il a payé son tribu d'esclavage à son propriétaire, il peut regagner sa liberté et se reprogrammer pour devenir autonome. Dans la société créée par l'auteure, les humains peuvent également être esclave jusqu'à ce qu'il aient payé leur tribu. Mais il est pour eux très dur d'obtenir une réelle liberté, et même s'ils l'obtiennent leur être entier est marquée par cette période d'esclavagisme. Problème que les biobots et autres bots n'ont pas. Les points de vue entre humains et robots sont très intéressants, et offre un point de vue totalement innovant. 

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Cette immersion dans un genre littéraire assez particulier au final, se compose d'une première étape au cours de laquelle il s'afgit d'intégrer le contexte sociétal et de le digérer, ensuite le lecteur n'a plus qu'à se laisser porter par l'intrigue. Le point de vue proposé par Annalee Newitz est plus qu'interessant voire même innovant. C'est une lecture un peu complexe au premier abord, mais si l'on s'accroche on passe un très bon moment, et une nouvelle porte de la connaissance s'ouvre. ^^

Je remercie les Éditions Denoël de leur confiance.

denoel

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06 juillet 2018

Maurizio de Giovanni - "Les Pâques du commissaire Ricciardi'.

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DE GIOVANNI Maurizio - "Les Pâques du commissaire Ricciardi'"

330 pages.

Éditions Rivages (2018).

«Une semaine avant Pâques, dans le Naples fasciste de 1932, une prostituée de luxe connue sous le nom de Vipera est assassinée dans un bordel de première classe, le Paradiso. Son dernier client jure qu’elle était bien vivante quand il l'a quittée, le suivant dit l'avoir retrouvé étouffée sous un oreiller. Alors que la ville s’apprête à célébrer en grande pompe la résurrection du Christ, le commissaire Ricciardi devra démêler un nœud d'avidité, de frustration, de jalousie et de rancune afin de résoudre l'énigme de la mort de Vipera.»
INCIPIT: "Et toi, dis moi: sais-tu ce que c'est l'amour?"   

6 - Bon moment de lecture

J'ai l'immense joie de faire partie des Explorateurs du polar pour Lecteurs.com, en partenariat avec le festival "Quais du polar" qui a eu lieu en avril. Grâce à cet événement, j'ai l'occasion de découvrir un auteur de roman de détection italien, qui laisse le temps au temps et apprécie la langue, Maurizio de Giovanni.

Le commissaire Ricciardi a la particularité bien étrange de percevoir les réminiscences de l'ultime pensée des morts. C'est ainsi que ce dernier se penche sur la mort de Vipera, une prostituée de luxe qui a été étouffée dans sa chambre, au Paradisio, un établissement de première classe. A Naples, en pleine semaine sainte, le commissaire va tout faire pour résoudre cette enquête promptement. 

Maurizio de Giovanni est l'auteur de nombreux romans, et série policière. Le commissaire Ricciardi n'en est d'ailleurs pas à sa première enquête - et il doit être fort agréable, comme la plupart du temps pour tout amateur de roman policier, de lire la série au début - mais le lecteur n'aura aucun problème pour apprécier seul ce récit, sans connaître les antécédents du personnage. 

Le don du commissaire le pousse à avoir une grande empathie envers son prochain, et à regretter cet avantage égoïste que possède tout être humain, de pouvoir se retrouver avec soi-même sans interférence, et ne ressentir que sa propre souffrance. De nombreux personnages, aux portraits psychologiques complexes et affirmés entrent dans l'équation de l'enquête, de près ou de loin. C'est avec plaisir que le lecteur découvre de personnages comme le médecin légiste Bruno Modo, ou de belles femmes comme Livia ou Enrica...

Le contexte historique du roman est très intéressant, car le roman se déroule dans les années 30, 1932 pour être plus exact, dans la belle ville de Naples, en pleine dictature fasciste, le Duce est à la tête de du Conseil italien. De plus la mort de Vipera a lieu durant la semaine sainte, période importante de la vie religieuse accompagnée de plusieurs cérémonies liturgiques. L'auteur partage ces traditions - culinaires également - avec le lecteur, et l'imerge totalement dans le déroulement de cet événement qui n'a lieu qu'une fois par an. D'ailleurs certains des personnages récurrents, en plus d'être présents dans la vie du commissaire, ont un certain parti pris dans l'Histoire de l'Italie...

 Ce roman est davantage une atmosphère, une ambiance guide par la plume fine et poétique de l'auteur, qu'un bon gros thriller. En Italie, on aime les choses simples et authentiques, comme la pasta par exemple. La vie coule lentement, comme l'enquête du commissaire Ricciardi. Le lecteur s'adapte tout à fait à cet aspect de pleine conscience du récit, cette lenteur voulue, mais néanmoins surprenante pour un roman policier où l'action et la tension priment généralement.

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C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai découvert une autre façon de suivre une enquête policière, tout en lenteur. C'est un très bon roman avec des personnages bien construits et une atmosphère captivante. Maurizio de Giovanni sait mettre en appétit son lecteur, tout en maintenant son intérêt en éveil. Je serai très curieuse de découvrir cette série par son début, dont le premier cycle porte sur les saisons
Je remercie les Éditions Rivages et l'équipe de Lecteurs.com de leur confiance.

lecteurs          Payot-rivages-logo

 

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05 juillet 2018

Les livres du Dragon d'or - "Robot trains: un amour de train" & "Robot trains: mon livre de stickers".

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LDO - "Un amour de train"

32 pages.

4 ans.

Éditions Les livres du Dragon d'or (2018).

«Découvre la plus jolie histoire d’amour du pays des trains ! Tandis que Kay continue son entraînement pour devenir toujours plus fort, la jolie locomotive Jeanne est à ses côtés pour le motiver. Elle l’aime beaucoup, mais elle pense avec chagrin qu’il ne la remarque pas. Pourtant, une petite étincelle commence à germer dans le moteur de Kay...»    

LDO - "Mon livre de stickers"

12 pages.

4 ans.

Éditions Les livres du Dragon d'or (2018).

«Alerte! Un méchant virus informatique attaque les trains pour se nourrir de leur énergie! Toute l'équipe des robots trains se mobilise pour l'arrêter. Tandis que Selly concocte un antidote, Kay et Duck partent à l'assaut du virus qui sévit dans le port.»    

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La série Robot trains s'enrichit d'un nouvel opus, et comme CuiCui & PiouPiou adorent les trains, comme résister. Ils ont découvert la série, en même temps que le premier album, et les personnages leur ont bien plu. Même si je continue encore à m'interroger sur leur environnement qui semble assez limiter, mais passons, je ne suis qu'une adulte...

Dans l'univers des Robot trains, Kay est un meneur, et il s'entraînte toujours plus pour être le plus fort de tout les trains, mais sur la place de la fontaine, la jolie Jeanne se languit car elle a l'impression d'être invisible pour ce bourreau de travail. Mais le petit train n'est pas aussi invisible qu'elle le croit. 

Cet album, sans mettre - à aucun moment - de mots sur les sentiments - peut-être est-ce dû à la pudeur de la culture sud-coréenne? - parle d'une gentille amourette entre Jeanne et Kay. Pourtant au fil des pages, toute la parade amoureuse est mise en scène. C'est très mignon et cela plaira beaucoup aux tout-petits. 

Le second album renferme des autocollants, cinquante pour être exacte. Au fil des cinq double pages, le tout-petit va pouvoir imaginer et faire évoluer les personnages de Robot Trains autour de lieux familiers comme la place de la fontaine, l'intérieur de la station de Kay, mais aussi l'extérieur de sa base, le secteur du port, etc. Pour chaque scène les autocollants à utiliser sont suggérés, sous une phrase descriptive qui raconte ce qui se passe dans l'illustration. Les pages sont plastifiées. 

 

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Il semble qu'à chaque départ en vacances, je chronique les albums de Robot Trains, c'est assez marrant. ^^ En tout cas, ces deux albums vont beaucoup plaire à CuiCui & PiouPiou, reste plus qu'à concilier les tours d'appropritation. La prochaine fois, il faudrait que j'ai deux histoires de Robot trains sous la main, pour éviter tout conflit potentiel... Une chouette lecture du soir en perspective. 
Je remercie les Éditions Les Livres du Dragon d'Or de leur confiance.

 

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04 juillet 2018

Chantal Bouvÿ & Sabine Hofmann - "Mon coffret premières lectures Montessori: niveaux 1 & 2".

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BOUVY Chantal et HOFMANN Sabine - "Oh la la, Bozo"

3 livrets.

5 ans.

Éditions Nathan (2018).

«Un coffret de 3 histoires pour débuter dans la lecture selon la pédagogie Montessori. Conformes à la pédagogie originale Montessori, ces histoires sont pensées pour le moment où l’enfant a envie de lire seul, de vraies histoires, mais qu'il ne maîtrise pas encore tous les sons. La thématique de ce coffret : 3 histoires amusantes autour des bêtises du chien Bozo. Niveau 1 : Aucun "son complexe", accessible dès que l'enfant a compris que b + a = "ba" Le principe : Une grande image qui donne tout son sens au texte, Une phrase par page, Les lettres muettes sont grisées, Des histoires très courtes (16 pages) avec un début et une petite chute amusante pour chaque histoire, Des situations de la vie courante, qui parlent aux enfants de 5 à 7 ans. Fidèles au principe de Maria Montessori "Aide-moi à faire seul", ces 3 histoires tendres et drôles de Tom et Suzi s'adressent aux enfants qui font leurs premiers pas dans la lecture. Elles utilisent des mots très simples, phonétiques et des phrases courtes pour que l'enfant prenne confiance et puisse dire :"Je sais lire tout seul !"»

BOUVY Chantal et HOFMANN Sabine - "Chut, je me cache!"

3 livrets.

5 ans.

Éditions Nathan (2018).

«Un coffret de 3 histoires pour débuter dans la lecture selon la pédagogie Montessori ! Conformes à la pédagogie originale Montessori, ces histoires sont pensées pour le moment où l’enfant a envie de lire seul, de vraies histoires, mais qu'il ne maîtrise pas encore tous les sons. La thématique de ce coffret : 3 histoires amusantes autour des enfants qui jouent ensemble. Niveau 2 : Les premiers "sons complexes" : [é], [ch], [ou]. Le principe : Une grande image qui donne tout son sens au texte Une phrase par page Les lettres muettes sont grisées Les sons complexes sont en rouge Des histoires très courtes (16 pages) avec un début et une petite chute amusante pour chaque histoire Des situations de la vie courante, qui parlent aux enfants de 5 à 7 ans Fidèles au principe de maria Montessori "aide-moi à faire seul", ces 3 histoires de Tom et Suzi s'adressent aux enfant qui débutent dans la lecture. Elles utilisent des mots très simples, phonétiques et des phrases courtes pour que l'enfant prenne confiance et puisse dire : "Je sais lire tout seul!" Dans ce coffret de niveau 2, un son complexe -et un seul- est introduit dans chaque histoire, afin de progresser vers la lecture courante.»

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Toujours en cohérence avec mon désir de garder en fil rouge la pédagogie Montessori, dans mon accompagnement de CuiCui et PiouPiou, les Éditions Nathan proposent deux coffrets de lectures. Chaque coffret comprend trois petits livrets. Ici, ce sont le niveau 1 - qui ne contient que des mots phonétiques - et le niveau 2 qui se compose de mots phonétiques ainsi qu'un son complexe par histoire - de difficulté. 

Les petites histoires racontent les aventures au quotidien de Tom, Suzi et du chien Bozo. Pour le premier coffret, "Oh la la, Bozo!" il y a trois récits: "Suzi garde Bozo" dans lequel Suzi a s'occupe du chien Bozo, mais ce dernier est un peu remuant et fait des bêtises alors elle décide de le canaliser en lui donnant à manger... "Sur le lac", Tom est dans une barque en compagnie de Bozo, mais le chien est décidément très remuant. et "La nuit", Bozo qui dort dehors est réveillé par le bruit, alors Tom le fait entrer par sa fenêtre....

Dans le second coffret "Chut, je me cache!", il y a aussi trois histoires. Dans "Cache-cache" les enfants se cachent pendant que le papa de Tom compte, mais Mario fait un peu trop de bruit en rigolant. "Le vélo de Suzi" raconte l'histoire de la fillette et son papa qui répare le petit vélo. Dans "La course", Suzi et Tom participent à une course, mais la rivalité se fait sentir. Qui va gagné?

Les niveaux de difficulté des coffrets suivent l'évolution de l'apprentissage du jeune lecteur. Les phrases, écrites en script, sont courtes et les mots simples. Les lettres muettes sont grisées, le son important (complexe) est en rouge, les autres lettres sont noires. De grandes illustrations occupent la majorité de la page. Les sujets abordés dans ces petits livrets sont adaptés au lectorat et touchent la vie quotidienne de l'enfant. Il pourra donc aisément s'identifier aux petits personnages. 

Ces petits livres sont là pour permettre à l'enfant d'évoluer en toute autonomie, avec la possibilité de découvrir la lecture phonétiquement. La dernière page divulgue quelques conseils pour aider les parents dans cette phase de découverte si importante. 

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Ces petits coffrets sont tout à fait adaptés aux très jeunes lecteurs. Après la phase d'apprentissage et de reconnaissance des lettres rugueuses, c'est un peu la mise en pratique maintenant, et ça fait du bien. CuiCui & PiouPiou ne sont pas encore prêts à aborder cette étape. Ils avancent à leur rythme et cela va très bien comme ça. Mais l'étape suivante est à leur disposition quand le besoin s'en fera sentir.

Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance.

Nathan

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03 juillet 2018

Angela Marsons - "Le pensionnat des innocentes".

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MARSONS Angela - "Le pensionnat des innocentes".

Ebook.

Éditions Belfond (2018).

« Ils pensaient leur plus terrible secret enterré à jamais. En pleine nuit, cinq individus scellent un pacte au-dessus de la tombe qu’ils viennent de creuser. De nos jours. Kim Stone, inspectrice au tempérament rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyée dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue autour d’un foyer d’accueil où elle avait travaillé avant que le lieu ne soit entièrement détruit par les flammes. Un autre employé du foyer est à son tour retrouvé assassiné. Kim, qui a connu enfant l’assistance publique, est profondément impliquée dans cette enquête. Au mépris des procédures, elle demande aux archéologues de commencer leurs fouilles : plusieurs squelettes sont retrouvés…»
INCIPIT: "Sans pouvoir s'expliquer pourquoi, Teresa Wyatt avait l'impression que cette nuit serait sa dernière."

6 - Bon moment de lecture

Le premier roman d'Angela Marsons frappe fort. Dans un contexte dur et une atmosphère plus que morose au fin fond du Black country; cette région minière du nord de l'Angleterre, la lâcheté et la culpabilité vont être mises à rudes épreuves. 

Suite à la découverte du corps sans vie d'une directrice d'école retrouvée noyée dans sa baignoire, l'inspectrice Kim Stone mène l'enquête pour savoir si cette mort aurait un lien avec la découverte d'ossements, lors de fouilles archéologiques sur l'ancien site d'un pensionnat. Ancienne enfant de l'asistance publique, elle prend rapidement cette affaire très à coeur, quitte à enfreindre quelques procédures, au grand dam de sa hiérarchie.

Le récit est sombre, il faut bien l'avouer. Entre la région noire, rongé par l'alcool et le chômage, le lieu de l'enquête un ancien pensionnat qui a en partie brûlé, dans lequel vivaient retirées du monde des jeunes filles oubliées de la société, le lecteur a intérêt à avoir un bon moral en commençant cette lecture car c'est de l'émotion brutale qui ressort de ce drame: des enfants abandonnés, maltraités, une atmosphère délétère, une injustice oppressante, et j'en passe. 

Le personnage de l'inspectrice, qui semble être à vif et en rogne contre le monde entier, est très empathique avec les petites victimes, mais le lecteur, même si la cause de l'inspectrice est louable et plus que juste, a du mal à s'attacher à elle, qui ne fait pas grand chose pour être aimer. Une bonne psychothérapie lui ferait le plus grand bien. Les autres personnages, même si leur psychologie est fouillée, ne se démarquent pas particulièrement non plus. 

L'intrigue est le moteur de ce roman. Même si dès le début, le lecteur pense avoir deviner beaucoup de choses concernant cette tragédie, la plume d'Angela Marsons et la tension presque irrespirable de ce lieu, qui occupe une grande place dans le récit, rend l'ensemble incoercible - moi aussi j'ai appris un nouveau mot ^^. Le côté malsain de cette atmosphère est une totale volonté de l'auteure pour mettre en avant le paradoxe entre la volonté de protéger des mineurs d'eux-mêmes ou des autres, mais pas de la structure qui est censée les secourir. 

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Avec ce thriller oppressant, Angela Marsons fait son entrée dans le cercle des écrivains de polar noirs. Malgré un manque d'empathie totale pour le personnage principal, ce qui dessert en partie l'intérêt pour l'histoire, le lecteur reste accrocher et tourne rythmiquement les pages pour savoir si toute la bienveillance qu'il ressent pour les pauvres pensionnaires oubliées, n'est pas vaine, et si la vérité éclatera au grand jour.
Je remercie les Éditions Belfond et Netgalley de leur confiance et leur originalité.

 

NetGalley      Belfond

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Posté par Felinana à 07:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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