Spears

SPEARS Kat - "Roi de pique".

329 pages.

Éditions Nathan (2015).

« Jesse, jeune homme cynique, est coupé de ses propres sentiments depuis le suicide de sa mère. Au lycée, ses combines et son tempérament de manipulateur sont bien connus de ses camarades et du personnel. Un jour, Ken lui demande de lui arranger un rendez-vous avec une certaine Bridget. Mais lorsque Jesse rencontre la jeune fille, sa carapace se fragilise.»

INCIPIT: "Rien n'est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l'on en pense." 

6 - Bon moment de lecture

Ce roman, non conventionnel, rentre dans le tas des réflexions hypocrites et puritaines au travers du personnage de Jesse. L'auteur dévoile dans ce récit - dont la romance n'est pas le sujet principal pour une fois - une réalité du quotidien aiguë et dénué de faux-semblants. Elle est cash et c'est bien.

Son héros principal est un jeune homme a l'enfance difficile, qui a réussi à se faire une place au soleil dans son lycée, en monneyant des services, tout type de services, et pour tout le monde, aussi bien l'élève lambda, que la star du foot ou encore le proviseur!! Il ne côtoie pas des enfants de coeur, mais à toutes les cartes en main car il est LA personne à connaître.

Il est clair que ce roman peut en refroidir certains par ce côté bad boy et mauvais exemple, surtout vu la tranche d'âge des lecteurs visés, néanmoins, il est inutile de se voiler la face. Chacun sait que l'on ne vit pas dans le monde des Bisounours. Malgré cette approche provocatrice de la vie au lycée, Kat Spear aborde des thèmes forts, comme le suicide, l'homosexualité, le handicap... Et finalement, Jesse - surnommé Sway - même s'il n'est pas un ange, n'est pas le pire de tous, même si sa moralité s'adapte à la situation (cf. citation qui résume parfaitement son point de vue).

Un élément intéressant au cours de cette histoire, est l'évolution des personnages, aussi bien Jesse, le haut roi du bagou devant l'éternel et opposant farouche aux sentiments quels qu'ils soient. Mais il y a aussi Peter, Mister D (qui est vraiment excellent!), le frère handicapé de Bridget, et même cette dernière à l'image si lisse - voire trop parfaite (c'est pas moi qui le dit, c'est elle). Tous ont des bleus et des bosses, des cicatrices de la vie, et ils sont portés par le récit de l'auteur qui les fait doucement mais sûrement se remettre en question. Certains plus que d'autres.

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Loin des sentiers battus du stéréotype  lisse du lycéen mou du genou, Kat Spear prend des risques, soit ça passe, soit ça casse. Cette vision de la jeunesse, pleine de cynisme, aborde des sujets forts, et reste pourtant très fluide à lire.
CITATION: "Rien n'est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l'on en pense." 
Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance.

Nathan

 

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