Ewing 

EWING Amy  - "Le joyau".

374 pages.

Éditions Robert Laffont (R) (2014).

« Qui dit Joyau dit richesse. Qui dit Joyau dit beauté. Qui dit Joyau dit royauté. Mais pour les filles comme Violet, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe quelle servitude : Violet est née et a grandi dans le Marais avant d'être formée dans l'optique de devenir Mère-Porteuse pour la royauté. En effet, au sein du Joyau, la seule chose qui prime sur l'opulence et le luxe, c'est la descendance...
Achetée par la Duchesse du Lac lors de l'Enchère des Mères-Porteuses, Violet est accueillie par une gifle. Désormais connue sous l'appellation #197, elle va rapidement découvrir la brutale réalité qui sous-tend l'étincelante façade du Joyau : cruauté, trahisons et violence sourde sont les méthodes de la royauté.
Violet doit accepter ce sinistre quotidien... et tâcher de rester en vie. Mais c'est alors que naît une romance interdite entre elle et un séduisant jeune homme, loué pour servir de compagnon à la nièce aigrie de la Duchesse. Bien que la présence de ce dernier vienne illuminer le sombre quotidien de Violet au coeur du Joyau, les conséquences de leur relation illicite vont dépasser ce qu'ils redoutaient...»
INCIPIT: "Aujourd'hui, Violet Lasting vit ses dernières heures."   

4 - Pur délire

 

J'ai été très heureuse de recevoir (^^) ce partenariat, et remercie chaleureusement les Éditions Robert Laffont et plus particulièrement toute l'équipe de la Collection "R".  Encore une fois, la couverture est top, tout en argent et en facette, elle est très travaillée, et tout en illustrant bien le titre, elle n'est révèle rien. 

L'univers développé par l'auteur est bien amené et très bien structuré. Dans une cité divisée en cinq cercles - peut être une référence aux cercles de l'enfer qui sait - Violet vit dans le dernier, le plus pauvre qui porte bien son nom: le marais. Ensuite il y a la ferme, la fumée, le commerce et enfin le joyau où vit l'aristocratie.  Cette société fait un peu pensé au Moyen-Age, avec un peu l'idée des serfs tout en bas, totalement dépendants et à la merci des nobles, un peu comme du bétail; et les sang bleu, qui à force de mariages consanguins donne naissance à des enfants faibles et tarés. 

Rapidement le lecteur plonge dans l'histoire de Violet et de ces jeunes femmes, traitées comme des esclaves - vente aux enchères, perte d'identité, obéissance exclusive - et à la fois comme des reines, si l'on peut dire, du moins pour l'héroïne, mais on ne peut pas en dire autant de toutes les mères porteuses. Mais chut, on est pas loin du spoiler là.

Les personnages sont rapidement esquissés et leur psychologie se dévoile progressivement au fil des pages. Chacun semble avoir son utilité - et son inutilité, clin d'oeil au mari de la duchesse. Violet est une jeune femme à la fois courageuse et naïve, rebelle et esclave de sa condition; comme d'autres personnes au service de l'aristocratie du Joyau.

Les thèmes abordés par Amy Ewing sont percutants et forts intéressants. Il y a bien sûr l'esclavage humain auquel il a été fait référence plus haut, mais aussi le concept de mère porteuse qui est plutôt original dans le cas présent, et qui fait s'interroger le lecteur quand on transfère cette idée à notre société avec les débats pas si lointains sur le mariage homosexuel, les FIV, les mères porteuses et j'en passe. Passionnant.

 

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Malgré quelques passages plus lents, ce premier tome est passionnant et m'a beaucoup plu. Il a un potentiel certain et j'attends avec plaisir de lire la suite, surtout vu les appâts semés de-ci de-là par Amy Ewing, et le double cliffhanger (normal pour tenter le lecteur à lire la suite) - surtout le second qui m'a assise - qui clôt le roman. Une chouette dystopie à lire.
CITATION: "L'espoir est une chose précieuse. Pourtant on ne commence à l'apprécier que quand toute lueur s'est envolée."

 

 Le joyau:

1. Le Joyau.

2. La rose blanche.

3. Tome 3

 

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RL2014

 

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