Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Just one more page
Publicité
21 février 2011

"La mer", de John Banville, pp. 246 - Ed. Robert Laffont - 2007.

Banville

          4ème de couv.

A la mort de sa femme, Max décide de retourner aux Cèdres, propriété du bord de mer et maison de son enfance. Tiraillé par le chagrin, la colère et l'insondable douleur du deuil, il se réfugie dans le passé, pour " échapper au présent froid et à l'avenir encore plus froid ". Il y revit ces moments d'enfance, troublé et fasciné par la famille Grace : Constance, la mère séductrice ; Carlo, le père autocrate ; et puis les mystérieux jumeaux, Chloé et Myles, le garçon muet. II y revit aussi ce tragique événement qui marquera au fer rouge le reste de son existence... Booker Prize 2005, La Mer est un roman d'une beauté envoûtante, mélancolique et sensuelle, sur l'amour, la perte et le pouvoir de la mémoire.

          Première phrase.

"Ils partirent, les dieux, le jour de la drôle de marée."

        Citations.

"A mon oeil trop délicat, le sachet de thé est une invention répugnante qui rappelle tel effet qu'une personne négligeante aurait oublié dans la cuvette des wc."

"C'était un matin après un orage et derrière la fenêtre de la chambre d'angle, tout paraissait échevelé et groggy, le gazon ébouriffé jonché d'une pluie de feuilles caduques, les arbres oscillant encore tels des ivrognes victimes d'une gueule de bois."

"(...) le mot me bouscule et je trébuche (...)"

"Je n'arrivai pas à réfléchir, on aurait juré que j'avais le cervelet aplati sous les ruines de ma boîte crânienne."

          Lilly's feeling.

John Banville a un style magnifique , très imagé, triste (à cause de l'histoire) et presque cinglant. Il joue avec les mots tel un jongleur ou un habile artiste de cirque. Je n'avais pas trop la tête à lire cette histoire dans laquelle j'ai mis un moment à entrer, mais la fin à rattraper l'ensemble.C'est un roman qui semble être dur à lire, pas dans la complexité du style de l'auteur mais plutôt dans le déroulement de l'intrigue qui va et vient comme le roulis des vagues. Il faut s'accrocher un peu car la fin redonne du peps à l'ensemble. Il ne me reste plus qu'à lire "Auprès de moi toujours" de Kazuo Ishiguro, qui était le concurrent de ce roman pour le booker prize 2005.

          En bref.

Le lecteur est plus touché par le style et la poésie de l'auteur que par l'histoire en elle-même qui est composée d'aller retour entre passé et présent. L'ensemble est assez triste et mélancolique, comme une plage bretonne sous la pluie.

          D'autres avis : Elora, Reka, Babelio.

          Pour en savoir plus sur l'auteur et sur le livre qui a reçu le Booker Prize 2005.

          Note      icon_faveicon_faveicon_fave

63977422_p

 

Publicité
Commentaires
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 245 023
Publicité
Publicité