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CHRISTIE Agatha - « Les indiscrétions d'Hercule Poirot »

252 pages.

Éditions Librairie des Champs Elysées (1981)

« Richard Abernethie est décédé brusquement chez lui d'une crise cardiaque. « C'est ce qu'ont écrit les journaux. Tous les proches sont accourus pour les obsèques et tout se serait passé très correctement si cette écervelée de Cora n'avait bêtement demandé: " Il a bien été assassiné, n'est-ce pas ? » Cette question incongrue jette, évidemment, un froid dans la réunion de famille. Six ou huit coups de hache assenés, dès le lendemain, sur le crâne de la bavarde, et un peu d'arsenic fourré dans le gâteau de sa dame de compagnie, justifieront l'intervention d'Hercule Poirot.
Son fameux sens de la déduction prouvera que l'innocente question de Cora n'était pas si sotte... 
»
 

INCIPIT: « Le vieux Lanscombe trottinait d'une pièce à l'autre, relevant les stores. »

J'étais chaud patate au début de l'année pour participer au challenge #readchristie2022. Sauf que mes envies, mes lectures et le temps jouent contre moi. Je lis donc au fil de l'eau les différents tomes que j'avais sélectionné pour ce défi. Résultat, celle-ci n'est que ma troisième lecture. Shame on me !

Richard Abernethie est mort d'une crise cardiaque. Mais les jours des obsèques, une réflexion malencontreuse de sa soeur va immmiscé le doute dans les esprits présents. Notamment dans celui du notaire, qui après une petite enquête de son côté va contacter le très célèbre Hercule Poirot afin de profiter de ses lumières. Mais apparement, Cora, par sa remarque impertinente avait taper juste. La pauvre !

Agatha Christie plonge avec aisance le lecteur dans l'atmosphère de cette grande demeure anglaise et de cette famille Abernathie qui semble tout à fait de bon ton. En apparence du moins, car par derrière les suspicions vont bon train. Les personnages sont esquissés dans les grandes lignes, et le lecteur peut avoir quelques difficultés à identifier certains personnages au début — notamment du côté des femmes —, mais il s'y fait vite.

Hercule Poirot se fait désirer et son entrée enscène tarde un peu, surtout à cause du titre du roman qui laisse supposer une insistance un peu déplacée de sa part. Le titre original est « After the funeral », ce qui explique peut-être ceci. Pourtant, il est vrai que l'autrice eut à un moment de sa carrière une certaine lassitude envers ce personnage. Ce qui explique peut-être qu'elle est voulu profiter des autres protagonistes avant de l'intégrer à l'enquête ?... 

 

 

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Encore une fois et malgré le fait que j'avais déjà lu cette 28e enquête d'Hercule Poirot, je me suis joliement laissée berner par la reine du crime. Malgré quelques imperfections dans la traduction, j'aime toujours autant l'oeuvre de cette grande dame. Allez, au suivant !

 

 EXCIPIT - « Poirot songeait aux meurtres qu'il avait connu. »



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