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MCDOWELL Michael  - « La digue »

250 pages.

Éditions Monsieur Toussaint Louverture (2022)

« Tandis que la ville se remet à peine d'une crue dévastatrice, le chantier d'une digue censée la protéger charrie son lot d'imprévus : main-d'oeuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes... Pendant ce temps dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarcale, voit ses machinations se heurter à celles d'Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer. Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles.»

 

INCIPIT« Seigneur, protège-nous des flots, du feu, des animaux affamés et des nègres en fuite. » 

 

Le premier tome de la saga Blackwater était juste captivant. Sa chronique refroidit à peine que voici déjà la chronique du second opus : « La digue ». La couverture est toujours aussi magnifique avec ses reliefs et cette prédominance de la couleur terre de sienne, comme si la Perdido avait débordé sur ces pages. 

Après la crue qui a dévasté la petite ville de Perdido, le conseil a voté l'édification d'une digue pour protéger les habitants d'un nouvel évènément dévastateur. Mais c'est sans compter sur les problèmes liés directement au chantier lui-même, avec ses contre-temps et ses problèmes en tout genre. La petite guerre intestine qui secoue le clan Caskey ne s'ésouffle pas non plus, et tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. Même les pires.

Dans cet épisode, le mystérieux et le fantastique sont un peu moins présents, quoi que ? Il est vrai que l'épisode dans la maison inhabitée d'Oscar est été passablement angoissant, le lecteur prend un peu de répit avant le prochain assaut étrange et angoissant — de même qu'Élinor semble un peu en marge de l'histoire. Les rivalités sont toujours vives, et les manigances de Mary-Love — mais porte-elle bien son nom, cette femme ? — toujours aussi sournoises. Pauvre Oscar prit entre deux personnalités aussi tranchées. Il y a d'ailleurs d'autres victimes innocentes de cette mésentente.

Avec la construction de la digue, de nouveaux personnages font leur apparition. La vie à Perdido est toujours aussi passionnante, de même que le courant des rivières est incertain. Le fantastique, voire horrifique, est — heureusement ? — peut présent. Quoi que lorsqu'il prend l'envie à Michael McDowell de mettre la pression à son lecteur, il ne s'en prive pas et le fait de façon magistrale.

 

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Je remercie l'équipe Babelio de sa confiance. Ce second tome porte une saga familiale toujours aussi passionnante et foisonnante, avec une petite pointe de frissons bien agréable. Les personnalités sont bien développées, et il n'y a pas un moment d'ennui dans ce récit. Très impatiente de lire le suivant. ^^

 

 Excipit - « Mais jamais elle ne se risqua à toucher la poignée de la penderie. »

 

 

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