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HERBERT Frank - « Dune »

720 pages.

Éditions Robert Laffont (2020).

« Il n'y a pas, dans tout l'Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse: l'épice de longue vie, née du désert, et que tout l'univers achète à n'importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l'histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l'espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.
Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l'Empire ? 
»

 

INCIPIT - « Durant la semaine qui précéda le départ pour Arrakis, alors que la frénésie des ultimes préparatifs avait atteint un degré presque insupportable, une vieille femme vint rendre visite à la mère du garçon. Paul. »

 

Un autre pavé chroniqué aujourd'hui sur Just One More Page, premier tome d'une très célèbre série de SF, aux nombreuses récompenses : « Dune ». Selon les éditions le cycle de Dune de Franck Herbert se compose de 6 ou 7 tomes. Pour ce magnifique collector, édité à l'occasion du cinquantième anniversaire de la publication de « Dune » en France, il y en a 6. La sobriété de la couverture, réhaussé par la luminosité du titre, est vraiment très réussie, de même que le jeu graphique avec les quatre lettres du mot. 

Arrakis est pour le moins une planète inhospitalière composée de dunes à perte de vue, qui lui vaut un surnom bien mérité. Pourtant, c'est au cœur de cet endroit aride que se trouve l'Épice que l'univers entier s'arrache. Pourtant, lorsque le duc Leto d'Atréide est nommé par l'Empereur pour gouverner ce caillou et ainsi succéder à son ennemi de toujours le  duc Vladimir Harkonnen, il sent le piège. Mais on ne discute pas les demandes de l'Empereur. Pourtant, la destinée de l'un de ses proches pourrait bien influencer les terribles événements qui se préparent.

Plonger dans « Dune », c'est comme jouer à pile ou face. Un monument de SF pareil, met un bon coup de pression au lecteur, d'une part par sa renommée, d'autre part par son nombre de pages impressionnant. L'univers que propose Franck Herbert, est dense et complexe. Pour les fans du genre, c'est un incontournable, pour les autres c'est une découverte passionnante... Ou pas. Le monde développé par l'auteur est dense et poussé jusqu'au détail. Il prend vie sous les yeux du lecteur intrigué puis fasciné. 

Ce premier tome se divise en trois livres a l'intérêt très inégal. Malheur pour le lecteur, car, la seconde partie est composée de lenteur dans lesquelles le lecteur manque de s'enliser à plusieurs reprises. Le roman, dont la première édition date de 1970 est finalement très sensoriel avec ce paysage aride, au souffle brûlant. La plume de Franck Herbert est juste et fluide, avec un petit quelque chose en plus. 

Il est à noter que l'univers est tellement complexe, que des annexes clôturent cette édition collector. En plus d'une carte, très détaillée, de la grande étendue, le lecteur captivé par ce cycle trouvera des informations extrêmement poussées traitant de l'écologie de Dune, de religion, de projets secrets, de la généalogie de certains des personnages les plus importants du roman, ainsi que d'un lexique de plusieurs pages. Impressionnant !

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Je remercie les Éditions Robert Laffont de leur confiance. Ce magnifique volume est une introduction captivante au cycle de « Dune » , ce chef-d'oeuvre de la SF. Bien sûr, l'intérêt du lecteur retombe à certains moments, l'ensemble est bien mené et reste captivant. L'introduction de lz magie est un bonus non-négligeable, et c'est avec curiosité que je vais suivre le destin de Paul et Jessica. 

 

                           EXCIPIT -  « Alors que nous, Chani, nous que l'on nomme concubines... l'Histoire nous appellera : épouses.» 

 

 

Robert Laffont

 

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