Canalblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Publicité
Just one more page
7 septembre 2020

Anne Icart - "Les lettres de Washington Square".

38

ICART Anne - "Les lettres de Washington Square".

544 pages.

Éditions Robert Laffont (2020).

« Dans ma prochaine lettre, je te raconterai mon arrivée à New York. Je te raconterai Ellis Island, ce terrible endroit par lequel passent tous les migrants. Il faut que je te laisse. Il fait vraiment très froid à présent, la nuit tombe et je dois aller prendre mon service au Waldorf. Je t'embrasse, mon cher fils. Des montagnes pyrénéennes à New York, une histoire d'amour filial incroyablement émouvante portée par l'espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois.»

 

 

INCIPIT - "Zélie avait approché la chaise du lit médicalisé. "

 

 

En ce moment, il semble y avoir un fil conducteur entre mes lectures et ma vie. Après l'Ecosse, j'étais curieuse de lire ce roman, relatant une saga familiale entre deux continents, qui s'étend sur une soixantaine d'années. Toute une vie. Je profite de l'ouverture du @lemoisamericain pour insérer cette lecture dans ce challenge. 

Zélie et Baptiste s'aiment éperdument, alors quand la jeune femme meurt en donnant naissance à leur enfant, un petit garçon. Baptiste fou de douleur part sans se retourner. C'est du moins ce que l'on a toujours raconté à Michel. Mais lorsque de nombreuses lettres sont retrouvées, dissimulées dans le grenier, le doute s'immisce dans la vie de la famille, car ces lettres vont éclairer les événements du passé d'une toute autre façon. 

Étrangement, je ne lis que rarement les remerciements que les auteurs adressent aux personnes qui les ont soutenu. Pourtant, cette fois-ci, je l'ai fait...C'est ainsi que j'ai découvert l'origine généalogique de cette histoire. Coincidence - ou pas - j'ai replongé il y a deux semaines dans mes recherches généalogiques, et je suis à fond dedans. Cela donne une toute autre dimension au roman.

En elle-même, l'histoire se devine assez rapidement. Il n'y a pas franchement de secret inavouable ni autre suspense de quelque genre que ce soit. Le fil du récit se dévide gentiment, à son détriment. Davantage d'épaisseur, de mystère et de tension auraient été les bienvenus. Même si le lecteur se laisse porter par cette histoire familiale, il manque quelque chose pour la rendre captivante et se laisser porter de l'autre côté de l'Atlantique.

Les personnages sont attachants, particulièrement Baptiste, même s'il s'enferme un peu trop sur lui-même. les lettres qu'il a écrites sont le souffle du roman, de même que l'alternance de points de vue donne un rythme à l'ensemble. 

 

étoileétoileétoileétoileétoile

 

Je remercie les Éditions Robert Laffont de leur confiance. Malgré quelques redites et un récit qui manque un peu de remous, cette lecture balade agréablement le lecteur entre deux continents, et le fait voyager dans la petite comme dans la grande histoire. Un roman pour l'été, qui se lit tout seul. 

 

                            "Il souriait." -   EXCIPIT

 

 

Robert Laffont

 

Signature

Publicité
Publicité
Commentaires
Publicité
Newsletter
Derniers commentaires
Archives
Visiteurs
Depuis la création 241 227
Publicité