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CARD Orson Scott - "Le septième fils"

288 pages.

Éditions L'Atalante (2020).

«Au bord de la rivière Hatrack, près des forêts profondes où règne encore l'homme rouge, un enfant au destin exceptionnel va naître en des circonstances tragiques. Septième fils d'un septième fils, il détiendra, dit-on, les immenses pouvoirs d'un " Faiseur ", pour peu qu'il parvienne à échapper aux périls qui pèsent sur son existence. Car il est un autre pouvoir, obscur, prêt à tout pour l'empêcher de vivre et de grandir. Nous sommes dans les années 1800, sur la terre des pionniers américains. Mais dans ce monde parallèle opèrent charmes et sortilèges, on y possède des talents à la dimension magique, et les ombres de présences bienveillantes ou maléfiques rôdent dans la nature.»

 

INCIPIT"La petite Peggy faisait très attention avec les oeufs."

 

L'univers d'Orson Scott Card m'intrigue depuis longtemps à travers des titres comme "Enchantement"ou encore la saga "La stratégie d'Ender", alors je n'ai pas hésité une seconde lorsque j'ai eu l'occasion de découvrir le premier tome des Chroniques d'Alvin le Faiseur, dans la belle édition de l'Atalante. L'ouvrage s'ouvre sur une belle illustration monochrome qui permet tout de suite au lecteur de s'immerger dans l'atmosphère de cette époque de la grande ruée vers l'Ouest.


La famille Miller a entassé tous ses biens dans un chariot et se dirige vers les terres de leur avenir. Fidelity Miller, enceinte jusqu'aux yeux attend ses délivrance d'un instant à l'autre, et toute la famille est pressée de rejoindre la prochaine auberge, lorsque leur progression est stoppée par le lit peu profond d'une rivière. C'est alors que leur vie bascule. de ce drame naîtra le septième fils d'un septième fils, porteur d'un destin exceptionnel.


Orson Scott Card plonge le lecteur au coeur de l'Amérique des premiers pionniers. Sa plume fine et précise esquisse une atmosphère captivante de cette époque. le registre langagier est très travaillé et totalement adapté à cette période historique. De plus, l'auteur instille une certaine magie ancestrale à cet univers, proche du paganisme, avec des charmes de protection et des présences bienveillantes - la plupart du temps - ou pas. Cette aura de fantaisie prend progressivement de l'importance dans le récit, au fur et à mesure qu'Alvin Junior grandit. Les oppositions et les conflits prennent de plus en plus d'importance jusqu'au climax.

 

Chaque personnage est soigneusement développé avec les croyances et ses contradictions. Ses doutes également. Parmi tous, Alvin doit suivre ce destin encore incertain qui guide ses pas. Un point étonnant, les noms des personnages choisis par Orson Scott Card sont assez déroutant, avec des prénoms comme Mesure, Armure ou Mot-pour-mot.

 

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 Je remercie Babelio ainsi que  les Éditions de l'Atalante de leur confiance. Ce premier tome, avec quelques événements marquants, met en place un univers fantastique original et une destinée hors du commun. Autour d'Alvin Junior, tous sont convaincus de son exceptionnel destin. J'attends avec impatience l'édition de l'Atalante du second tome des Chroniques d'Alvin le Faiseur. En attendant, cette lecture me conforte dans mon idée de découvrir l'oeuvre d'Orson Scott Card. Quel sera mon prochain roman de cet auteur? Ender peut-être?

 

EXCIPIT"Ça ne faisait qu'ajouter à la douceur de l'instant, qui ne serait bientôt plus qu'un souvenir, bientôt plus qu'un rêve."

 

 

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