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ADEYEMI Tomi - "De sang et de rage"

560 pages.

Éditions Nathan (2019).

«Une fantasy unique et époustouflante autour de l'univers africain. Il fut un temps où la terre d'Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l’a faite disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n'était alors qu'une enfant. Aujourd'hui, elle a le moyen de ramener la magie et rendre la liberté à son peuple ; même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer. Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s'élance dans une quête périlleuse…»    
INCIPIT: "J'essaie de ne pas penser à elle." 

6 - Bon moment de lecture

Ce roman a fait un véritable buzz lors de sa sortie outre-Atlantique, et c'est avec beaucoup de curiosité - et pour certains même de l'impatience - que les lecteurs français l'attendaient. La couverture - les Éditions Nathan ont conservé l'originale et elles ont très bien fait- est juste magnifique, réalisée par Rich Deas avec le contraste entre le visage couleur ébène et la chevelure blanche. Les détails ressortent bien. 

Alors que Zélie était encore une enfant, la terre d'Orïsha a été vidée de sa magie par le roi et les Majis asservis. Lors de ces événements la fillette a perdu sa mère, et ne pense depuis qu'à une chose retrouver la magie. Alors, des années plus lorsque cette opportunité s'offre à elle, Zélie n'hésite pas un instant et se lance dans une quête pour la survie de son peuple en compagnie de Tzain et son grand frère et de la princesse Amari.

Tomi Adeyemi plonge son lecteur dans un univers, Orïsha, a forte connotation africaine; ce qui est tout a fait compréhensible sachant qu'elle est elle-même américaine mais de racines nigériennes. Cette culture africaine imprègne donc tout son récit. L'autrice permet à son récit d'avoir une cadence assez soutenue car trois narrateurs se relient tout au long de ce premier tome. Malgré un manque certain de détails, Tomi Adeyemi offre un monde complexe mêlant tradition et magie.

Par contre, L'autrice aurait gagné à travaillé davantage son héroïne, Zélie, qui en cours de périple se fait volé la vedette par la princesse Amadari, la fille du roi si méchant. Zélie, est un peu trop stéréotypée, même si c'est le défaut de la majorité des personnages de cette histoire, la jeune fille est un peu trop nombrilisme et il faut bien l'avouer certains passages qui découlent de cette attitude semblent un peu trop capillotractés. Heureusement les rebondissements ravivent la flamme et font oublié tout le reste. 

L'asservissement humain et la ségrégation raciale sont des thèmes forts et marquants, qui pulsent tout au long de cette quête de la magie, afin de rétablir l'équilibre du monde d'Orïsha. Loin de tomber dans le cliché, utiliser le biais de la littérature young adult pour traiter d'un sujet délicat restera selon la majorité des lecteurs un bon moyen d'exprimer son opinion et de défendre ses idées. Tomi Adeyemi le fait de manière fluide, sans s'apesentir pour autant. L'ensemble aurait gagner à être davantage approfondit pour rendre cette histoire plus attractive pour le lecteur.

 

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Ce premier tome est une mise en bouche, qui malgré les très bons échos entendu de-ci, de-là; n'a pas remporter le même succès ici. Peut-être en partie à cause de ce qui en a filtrer et qui a fait que j'en attendais peut-être trop. Comme quoi ce n'est pas toujours bien de flâner au fil des réseaux et de se laisser corrompre... Cela reste un premier tome d'une série qui semble tout à fait prometteuse, et dont j'attendrai la suite avec beaucoup de curiosité. 
Je remercie les Éditions Nathan de leur confiance.

 

Nathan

 

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