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DEARMAN Lara - "L'île au ciel noir"

389 pages.

Éditions Robert Laffont - Collection La bête noire (2018).

«Bienvenue sur la minuscule île de Sercq, surnommée l'" île de ciel noir "... Pas de voitures sur les routes, seulement des calèches et des vélos. Pas de lumière la nuit, seulement les étoiles dans un ciel parfaitement noir. Ce petit bout de terre, situé à quelques kilomètres à l'est de Guernesey, c'est l'île de Sercq. Population : quatre cent cinquante habitants. Quand des ossements humains y sont découverts et qu'un vieil homme est brutalement assassiné chez lui, l'inspecteur-chef Gilbert est appelé de Guernesey pour se charger de l'affaire – suivie de près par la journaliste Jennifer Dorey, qui vient recueillir les réactions des îliens pour son journal. Entre superstitions, histoires de fantômes et de diable, Michael et Jenny vont découvrir que ce havre de paix et de sérénité cache en son coeur de bien sombres secrets...»    
INCIPIT: "La porte du cottage était entrebaîllée." 

6 - Bon moment de lecture

L'île de Guernesey est particulière à mes yeux, alors suivre les aventures de Jennifer Dorey et de l'inspecteur--chef Gilbert, c'est comme de s'installer avec un bon thé et de savoir que l'on va passer un moment agréable. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu le premier opus "La griffe du diable" car Lara Dearman prend la peine de préciser les grandes lignes de ce roman pour ceux qui ne l'auraient pas lu ou seraient affublés d'une mémoire de poisson rouge comme mézigue. 

Sur la petite île de Sercq, qui abritent moins de 500 humains, la vie est paisible entre ciel et mer. Mais tout change lorsque des ossements sont retrouvés. Peu de temps après un vieil homme est retrouvé assassiné. Il n'en faut pas plus pour que l'inspecteur-chef Michael Gilbert soit envoyé sur l'île pour mener l'enquête, rejoint par la journaliste Jennifer Dorey.

Comme pour son premier roman, Lara Dearman tisse une atmosphère très prenante autour de cette île de Sercq, qui est juste un très bel endroit, baignée d'une lumière chaleureuse en plein jour, elle devient tout de suite plus inquiétante lorsque la nuit commence à reprendre ses droits sur les lieux. La plume de l'autrice est d'ailleurs un des atouts majeurs de ce roman. Cette ambiance, oppressante à certains moments du récit, renforce également l'idée que l'île est un personnage à part entière de cette histoire. 

L'enquête oscille entre différentes époques et points de vue, qui insufflent un rythme enlevé au récit. Les intrigues - oui car il n'y a pas qu'un seul mystère à résoudre - sont bien construites et sans temps mort. Le lecteur devine rapidement que la clé de toute cette histoire se trouve dans le passé de certains habitants de Sercq. Mais même si le lecteur suppute beaucoup de choses, l'autrice tire avec finesse les ficelles et la surprise est bien réelle lorsque tous les éléments s'emboîtent les uns dans les autres, et que tout s'éclaire. 

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C'est avec plaisir que le lecteur a replongé dans cette atmosphère parfaitement évoquée par l'autrice, que renferment les îles Anglo-saxons. Suivre les aventures de Michael Gilbert et la journaliste Jenny Dorey est une joie, et que Lara Dearman est déjà en train de réfléchir à la prochaine enquête qu'elle va leur proposer. ^^ Un moment très agréable qui convient tout à fait à cette entrée dans le printemps.
Je remercie chaleureusement les Éditions Robert Laffont et surtout toute l'équipe de la Collection La bête noire de leur confiance.

 

La bête noire

 

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