12

GEIGER A. V. - "Follow me back, tome 2".

336 pages.

Éditions Robert Laffont - R (2018).

« Personne ne sait ce qui est arrivé au prodige pop-rock Eric Thorn. Son compte Twitter ? Bloqué. Son portable ? Enterré dans la neige, l’écran brisé et maculé de sang. Tessa Hart, fangirl agoraphobe, connaît la vérité, mais elle a définitivement tourné la page #Tessa♥Eric. Plus question de toucher à son compte Twitter. En revanche, Snapchat… c’est beaucoup plus sûr, non ? Après avoir fait profil bas pendant des mois, Tessa sort de sa cachette, forcée d’affronter les fantômes de son passé…»

INCIPIT: "Merci de vous être déplacée, mademoiselle Hart." 

6 - Bon moment de lecture

 

Même si le premier tome n'était pas le coup de coeur de l'année, le lecteur ne peut s'empêcher d'attendre la fin de cette duologie avec une grande curiosité, étant donné le dénouement haletant du récit. Voilà donc cette suite. La couverture ne me plaît toujours pas, mais elle laisse parfaitement deviner l'addiction à la limite de l'obsession que dissimule l'intrigue du roman.

Qu'est-il arrivé à la star Eric Thorn? Sa disparition mystérieuse, voire inquiétante laisse ses fans plus que spéculatifs. Seule Tessa Hart connaît la vérité. Mais cette jeune femme agoraphobe ne peut se confier à personne. Les réseaux sociaux sont trop anxiogènes pour elle, et ne présentent plus la sécurité qu'elle ressentait, avant tout ça. Mais peut-être que Snapchat...

Le roman d'A. V. Geiger est construit comme le précédent avec une alternance entre le présent, où se succèdent les interrogatoires de l'enquête, et le passé, avec tous les événements qui se sont produits pour arriver à cette situation de l'intrigue. Le lecteur avance un peu à l'aveuglette n'ayant aucune prescience concernant les circonstances du drame sur lequel porte l'enquête. Avec adresse, l'auteure construit son suspense progressivement, et les questionnements se multiplient. La surprise quant à agresseurs est parfaite et aura fait beaucoup spéculer le lecteur.

La psychologie des personnages est davantage travaillée, et l'aspect border line est quand même bien présent. L'agoraphobie de Tessa est beaucoup moins prégnante, et le lecteur sent une volonté de la jeune femme de s'en sortir et d'évoluer. Les personnages sont un peu moins stéréotypés que dans l'opus précédent, et l'héroïne deviendrait presque attachante. 

étoileétoileétoileétoileétoile

 

C'était une bonne idée de laisser une seconde chance à A. V. Geiger, car elle a su gommé certains défauts d'écriture rencontrés dans le tome précédent. Même si certains moments manquent de rythme, l'ensemble est prenant et ce roman se laisse lire agréablement. 
Je remercie les Éditions Robert Laffont et surtout toute l'équipe de La Collection R de leur confiance.

R

 

Signature