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UDALL Tor - "Le jardin des bonheurs égarés".

Ebook.

Éditions Préludes (2018).

«Un portrait intime de cinq vies inextricablement liées, tout au long d'une année à Kew Gardens - un début exquis, étrange et beau pour les fans d'Alice Sebold, Curtis Sittenfeld, Barbara Kingsolver et Audrey Niffenegger. Après la mort subite de sa femme, Audrey, Jonah est assis sur un banc dans Kew Gardens, essayant de rassembler les pièces brisées de sa vie. Chloé, à la tête rasé et abrasive, trouve la consolation dans les origamis qu'elle plient méticuleusement . Mais quand elle rencontre Jonah, ses défenses soigneusement construites menacent de tomber. Milly, un enfant facilement rieur, se proméne librement à Kew Gardens, trouvant la beauté partout où elle est. Mais où est sa mère et où va-t-elle quand les jardins sont fermés ? Le but d'Harry est de sauver des plantes de l'extinction. Calme et énigmatique, il attend que quelque chose - ou quelqu'un - l'enracine plus fermement à la terre.
Audrey lie ces étrangers ensemble. Comme le mystère de sa mort s'effondre, les scènes au fil des saisons nous apprenent que les histoires, comme le papier, peuvent être repliées et reformées. Hanté par des chansons et des oiseaux d'origami, ce roman est une lettre d'amour à un jardin et un hymne aux choses perdues.
»
INCIPIT: "Jonah se tient sur le seuil, immobile."

6 - Bon moment de lecture

Ce roman avait beaucoup de choses pour accrocher ma curiosité: une couverture épurée et colorée, un titre poétique et une référence, dans la quatrième de couverture à une auteure que j'aime beaucoup Audrey Niffenegger, dont j'ai dévoré le roman "Le temps n'est rien", puis enchaîné sur le second "Les jumelles de Highgate", qui finalement n'était pas si mal. Je sais me direz-vous, les quatrième de couverture sont pêché! Il ne faut les lire sous prétexte de se faire vampiriser par un mirage, mais...

Jonah vient de perdre son épouse dans un stupide accident de voiture, et il ne peut s'en remettre. On le voit tous les jours, déambuler dans Kew Garden, un lieu qu'Audrey appréciait par-dessus tout. Au gré de ses dérives il va rencontrer des personnages tout aussi en mal d'amour ou plein de regrets que lui, et la magie de la vie va faire le reste.

Le lecteur, durant une année va observer ces cinq vies qui au fil des jours vont recommencé à y croire. L'écrin dans lequel l'auteur pose son histoire existe bel et bien. Kew Garden est un beau jardin au coeur de Londres, qui semble juste magnifique, décrit par la plume de Tor Udall. L'entrée dans le roman est un peu délicate, le temps que les relations entre chaque personnage et autour d'Audrey se précisent et que le lecteur comprend enfin les subtilités et les non-dits de l'auteur. La dernière partie permet alors d'apprécier à sa juste valeur ce récit.

Cette référence à laquelle je faisais allusion plus haut, s'explique par cette sensation de se trouver par moment, entre deux mondes, celui bien réel dans lequel le lecteur évolue et celui un peu plus éthéré, un peu plus magique de l'auteur. Cette atmosphère contemplative, et toute en retenue, est délicate, et touche pour un instant celui qui pénètre dans ce Kew Gardens. 

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A l'aide d'une plume délicate et poétique, Tor Udall, avec son style plutôt déconcertant, aborde des thèmes durs tels que la perte d'un être cher, le goût de vivre, l'amour, l'inéluctable, la beauté, l'espoir. Le cadre est juste féerique et même si le lecteur perd un peu pied au début, la lecture est plus qu'agréable au final.
Je remercie les Éditions Préludes et Netgalley de leur confiance.

 

NetGalley

 

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