Santini

SANTINI Bertrand - "Miss Pook et les enfants de la Lune".

192 pages.

Editions Grasset (2017).

« Paris, 1907… Miss Pook est une sorcière. Sous l’apparence trompeuse et charmante d’une jeune fille anglaise, elle se fait embaucher comme gouvernante par une riche famille parisienne. Manipulatrice hors pair, Miss Pook a le projet diabolique d’enlever les enfants dont elle a la charge. Sa nouvelle victime se prénomme Elise et Miss Pook parvient à convaincre cette fillette de dix ans de quitter la terre pour vivre avec elle dans son chateau, sur la lune. Elise découvrira bientôt que la lune est une "résidence d’âmes" et fera la rencontre de personnages de légendes tels que le Sphinx, le Faune, un dragon ou des Vampires...»

INCIPIT: "En 1907, il n'y avait guère que Gustave Eiffel pour croire en l'avenir de sa tour." 

6 - Bon moment de lecture

Ayant beaucoup entendu parlé de Bertrand Santini au moment des sortie du "Yark" mais surtout de "Hugo de la nuit", c'est avec grand plaisir et beaucoup d'enthousiasme que j'ai découvert son univers féerique et un brin déjanté dans ce joli conte, un brin cruel tout de même. La couverture est juste sublime et tout à fait dans l'esprit du récit, fantastique et un peu vintage.

Elise, fille d'un riche baron du foie gras, vit à Paris, lorsque Miss Pook fait son entrée dans sa vie en tant que gouvernante. Le lecteur sait dès les premiers instants que c'est une femme une peu particulière, une lointaine cousine de Mary Poppins probablement - le vocabulaire un peu étrange viendra plus tard. ^^Rapidement, la jeune femme et l'enfant tisse une relation de confiance et de complicité, puis un jour, Miss Pook lui dit qu'elle est en danger. C'est ainsi qu'après maintes péripéties elle arrive sur la lune.

La plume de Bertrand Santini est efficace et sombre, avec quelques pincées d'humour noir bien senti. L'imagination de l'auteur est tout à fait délirante, et c'est tant mieux. C'est avec un plaisir certain que les jeunes lecteurs vont découvrir cette visite lunaire, tels Alice au pays des merveilles, mais avec le mythe de la dévoration à leurs trousses. Comme dans tout bon conte de fées traditionnel, il y a un côté gore certain, mais dans l'ensemble les personnages s'en tirent plutôt bien. 

Le lecteur peut pensé par moment, que Bertrand Santini procède à une simple exploration de l'astre lunaire, que nenni, il y a un but et une logique parmi tout cet déchaînement déjanté et certainement une grosse tendance anthropophage. Fuyez tant que vous pouvez dirait les plus raisonnables. Mais bien sûr, pour connaître la raison de tout ceci, il faut rester jusqu'au bout et endurer les épreuves aux côtés d'Elise. Surtout qu'à la fin, le lecteur découvre une très bonne surprise. Ce tome est le premier de la série!!!

étoileétoileétoileétoileétoileétoileétoileétoileétoile

En fan inconditionnelle des contes de fées, ce récit sombre et merveilleux est devenu en quelques heures l'un des dix romans que j'emmènerai sur mon île déserte. C'est dire! J'ai d'autant plus hâte d'en découvrir la suite après ce cliffhanger totalement percutant. En attendant, peu-être que le Père Noël déposera au pied du sapin "Hugo de la nuit", qui sait... ^^

Je remercie les Éditions Grasset Jeunesse de leur confiance et leurs choix judicieux.

grassetjeunesse

Signature