Cass

CASS Kiera - "La sirène".

342 pages.

Éditions Robert Laffont - R (2016).

«Kahlen est une Sirène, vouée à servir son maître l'Océan en poussant les humains à la noyade. Pour cela, elle possède une voix fatale à qui a le malheur de l'entendre. Akinli, lui, est un beau et gentil jeune homme, qui incarne tout ce dont Kahlen a toujours rêvé. Tomber amoureux a beau leur faire courir un grave danger à tous les deux, Kahlen ne parvient pas à garder ses distances. Est-elle prête à tout risquer pour écouter son cœur ?»

 

6 - Bon moment de lecture

Il est toujours très difficile pour un auteur - du moins je le suppose - de rebondir après avoir écrit une série littéraire - telle que "La sélection" et les hors-série qui ont suivis - qui a eu du succès, car invariablement le vilain lecteur va comparé, et étant bien souvent un perpétuel insatisfait, il est certain que ce nouveau roman essuiera des critiques. 

L'univers que Kiera Cass a choisi d'exploité est pour le moins original, à savoir celui des sirènes. Le lecteur sent qu'elle prend plaisir à développer le contexte de l'histoire, et il faut bien l'avouer sa revisite du mythe des sirènes est vraiment bien exploité, avec notamment cette ambivalence de caractère, à la fois séductrice et destructrice. 

L'intrigue que construit Kiera Cass autour de ces êtres surnaturels est captivante, néanmoins la romance qui émerge des flots n'est qu'un élément secondaire du récit. Elle manque nettement de consistance et pâtit un peu du contexte de l'histoire qui la fait passer au second plan. Il est surprenant que l'idylle entre Kahlen et Akinli ne soit pas davantage mise en valeur sachant l'importance qu'ont les romances pour l'auteur. 

L'héroïne est sympathique mais un brin trop passive par moments, voire énervante. Les personnages du récit sont dans l'ensemble attachants, et le roman se lit avec fluidité. Il est d'ailleurs intéressant de savoir que "La sirène" est le premier roman écrit par Kiera Cass, bien avant "La sélection". Elle l'a retravaillé avant cette nouvelle publication. 

Contrairement à "La sélection" - je vous avais prévenue qu'un lecteur ne peut s'empêcher de comparer... - ce roman est un One shot, qui aurait eut le mérite d'être davantage détaillé quant à la relation entre les deux amoureux. Le dénouement est d'ailleurs un peu abrupt, mais il devra pourtant suffire, car il n'y aura pas de suite. 

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Une lecture fluide qui aurait mérité d'être lu pendant l'été, à cause de la présence de l'océan.  La thématique du monde des sirènes est très originale et bien développée par Kiera Cass, et je ne crois pas avoir jamais lu un roman sur ce sujet. "La sirène" reste pourtant en deçà de "La sélection" et j'attends avec impatience le prochain roman de l'auteur pour étancher ma curiosité. 
Je remercie les Éditions Robert Laffont et surtout toute l'équipe de La Collection R de leur confiance.

 

R

 

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