Christie

CHRISTIE Agatha - "La mort n'est pas une fin".

252 pages.

Éditions Librairie des Champs Elysées (1975).

« "Elle est bien belle, la concubine qu'Imhotep a ramenée de son voyage dans le Nord.
Mais elle n'est qu'une étrangère, et on ne l'aime pas. D'ailleurs, depuis qu'elle a ensorcelé le maître, rien ne va plus au domaine. Et ce démon va finir par décider de tout si l'on n'y prend pas garde. Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Si elle venait à disparaître, le cœur d'Imhotep retournerait à ses fils. Il suffirait d'écraser le serpent, et tout redeviendrait comme avant. Est-ce bien certain ? Le mal vient-il seulement de l'étrangère ? On dirait qu'un poison intérieur ronge aussi la maison du maître...
»

INCIPIT: "Renisenb, debout, regardait le Nil."   

6 - Bon moment de lecture

Lors d'une panne de lecture, rien de tel que de se replonger dans les oeuvres d'un auteur fétiche. Un brin de cocooning n'a jamais fait de mal à personne, et si en plus de ça, cela permet de reprendre goût à la lecture, qui s'y opposerait? Agatha Christie est la perle qui me permet toujours de repartir. Cette fois-ci, ma panne de lecture a été sevrée grâce à un roman un peu à part, dans lequel ne sont présents ni Hercule Poirot, ni Miss Marple, ni les Beresford.

Le lecteur plonge dans l'ancienne Egypte, au temps de pharaons. Agatha Christie a épousé un égyptologue, et l'a suivi sur ses chantiers de fouilles. D'un esprit curieux, cette expérience, elle a su la traduire à merveille dans ce récit dépaysant.

La jeune Renisenb revient vivre chez son père, avec sa fille, suite au décès de son mari. Elle est heureuse, pour soigner son deuil de retrouver les lieux qui l'ont vu grandir et sa famille proche. Elle a trois frères, dont deux sont mariés, avec des enfants. Elle pense que rien ni personne n'a changé. Mais parfois - souvent avec Dame Agatha - les apparences sont trompeuses. Bientôt, Imotep, le patriarche de la famille, revient de voyage, accompagné d'une nouvelle - jeune et belle - concubine: Nofret. Cette dernière est douée pour se faire détester de tous, et bientôt la mort plane sur la famille.

L'auteur traduit avec habileté, la langueur de ce temps-là, et surtout l'omniprésence de la mort dans la culture égyptienne. C'est impressionnant, comme cette dernière semble le point essentiel de la vie de chacun. Le passage sur Terre n'est qu'une courte halte, une préparation vers la mort. Contrairement à la majorité des enquêtes d'Agatha Christie, la quête du meurtrier est légèrement en retrait par rapport au rythme de la vie quotidienne de la famille d'Imhotep. Sûrement parce que la mort n'a pas le même impact.

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 Encore une fois, on se laisse emporté par la plume de l'auteur, dans un roman en marge de ce que l'on a l'habitude de lire. Encore une fois, je n'ai pas trouver le meurtrier. Encore une fois, j'ai aimé me faire balader en toute simplicité.

abc2016

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