Beigbeder

          4ème de couv.

Certains territoires du cervelet et d'autres champs de la conscience sont restés inexplorés avant les années quatre-vingt et la découverte d'une nouvelle drogue, la MDMA, plus connue sous le nom d'ecstasy. Drogue dure, cette "pilule de l'amour" à effet rapide "avec une montée et une descente comme dans les montagnes russes" rend la vie des personnages de ce recueil de nouvelles parfois difficile : jouissive avant d'être sombre, heureuse avant d'être déprimante. On s'aime, on se déchire, on fait des choses folles comme voir le monde au bord du gouffre, oublier ses inhibitions et ses tabous... et puis... passer les bornes.

          Première phrase.

"T'as gobé? T'as gobé? Tasgobétasgobétasgobé?"

          Lilly's feeling.

La critique risque d'être dure, car je ne suis pas très impartiale. Précision, je n'aime absolument F. Beigbeder en tant que personnage public, donc...

Ce recueil comprend 14 courtes nouvelles, apparemment écrites sous l'emprise de l'ecstasy, comme le titre du livre semble l'indiquer. Je vais faire ma rabat-joie, mais quel intérêt: pour faire comme tout le monde et surtout certains écrivains célèbres qui écrivaient sous l'emprise de la drogue ou de l'alcool. J'adhère pas des masses. Le gars qui a besoin d'être stone pour écrire, et affronter la vie ou la page blanche, moi ça me déprime.

Les nouvelles décrivent une vie parisienne et "bobo" de l'auteur. La plupart semblent autobiographiques. Dans l'ensemble elles jettent une regard plutôt pessimiste et grossier sur la vie, et presque "dégradant" sur l'amour. Pessimiste dans le sens ou le but de l'homme est de mourir, donc pourquoi profiter de la vie...

On sent que je n'ai pas aimé, non?

          En bref.

A déconseiller aux suicidaires. Dire que j'ai encore un livre de cet auteur à lire dans ma PAL... Espérons que la critique sera meilleure.

          D'autres avis: Melisende, June.

          Pour en savoir plus sur l'auteur et sur le livre.

          Note          étoile

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