Bradbury

          4ème de couv.

Les Martiens de l'An 2000 de Bradbury ne sont pas très différents des Terriens. Mais ils sont télépathes... parfois sans le savoir. C'est ainsi que, tandis que la première expédition terrestre s'achemine vers Mars, une femme se met à fredonner un air d'une musique inconnue, et des paroles qu'elle ne comprend pas, « Plaisir d'amour ne dure qu'un moment ». Troublé par cette petite chanson obsédante, jaloux des rêves qui l'accompagnent, son mari accueille la fusée une arme à la main... et c'est la fin de la première expédition terrestre. Qu'advint-il des autres ? C'est avec ces « Chroniques martiennes » que Ray Bradbury donna un ton nouveau à la science-fiction et en devint l'un des maîtres.

          Première phrase.

"L'instant d'avant, c'était l'hiver en Ohio, avec ses portes et ses fenêtres, ses vitres drapées de givre, ses toits frangés de stalactites, les gamins skiant sur les pentes, les femmes emmitouflées dans leurs fourrures arpentant les rues glacées comme des grands ours noirs."

          Citation.

"Le feu rougeoyant était un compagnon plus vivant et bavard que la nuit, s'employant à ses côtés avec son regard assoupi et rose qui la réchauffait dans la nuit froide."

          Lilly's feeling.

Les premières pages ne m'ont absolument pas accrochée, puis j'ai progressivement atterri sur Mars. Le livre raconte plusieurs étapes de l'invasion de Mars par les terriens, et la vie qu'ils mènent sur cette nouvelle planète qu'ils veulent transformer en nouvelle Terre. Le don de télépathie des ces êtres peut devenir machiavélique, mais finalement le côté déterminé et envahisseur du terrien de base remporte la bataille. La culture martienne est davantage en harmonie avec ce monde que celle des hommes qui eux adaptent le monde à leurs envies. L'humanité est d'ailleurs menée jusqu'au paroxysme puisque l'Homme, par la guerre qu'il mène contre lui-même - détruit la Terre... et lui avec par la même occasion. La vision pessimiste de ce livre m'a fait réfléchir à l'état politique et écologique du monde, et force est de constater que Ray Bradbury n'a pas tord pour le moment. Petit rappel, cet ouvrage a été publié pour la première fois aux USA en 1950...

          En bref.

J'ai lu ces chroniques pendant la catastrophe japonaise. Ça fait réfléchir à la place de l'homme, par rapport à la puissance des éléments. Ce roman de dystopie met en avant un des préceptes qui se confirme de jour en jour: l'Homme est un loup pour l'homme. La leçon est dure pour que l'Homme se rende compte que la Terre est précieuse.

          D'autres avis :Lelf, mic1990, Walpurgis, Accrobiblio.

          Pour en savoir plus sur l'auteur et le livre.

         Note    icon_faveicon_faveicon_fave

 

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